• L'île des Pins

    Baie de Kanumera-Ile des Pins-2003 

    ... En 25 000 milles, nous avons souvent eu la chance d’observer des dauphins, ces mammifères marins dotés d’une grande intelligence. Cette fois-ci, en arrivant à la merveilleuse île des Pins, par mer d’huile, un gros dauphin est venu jouer à l’étrave où nous nous étions agglutinés. Espiègle, il se mit d’abord sur le côté en nous regardant de son œil complice puis sur le dos. A moins d’un mètre nous avions tout le loisir de l’admirer tout en ayant l’impression qu’il voulait communiquer. Son attitude était telle que nous demandions s’il voulait nous prévenir de quelque incident imminent… Quel animal fabuleux. 

     Poème de Manon (treize ans) – Moorea 2003

     Amis
     

     Dans leurs yeux noirs d’ombre

    J’aperçois l’amour et la confiance

    Ils ont une telle soif de vie et de chance

    Ils ne connaissent pas le goût amer de la cendre

    Leur unique et seule loi

    Est la joie de vivre

    De la mer, ils sont les rois

    La beauté, ils en sont ivres

     

    Et j’espère que lorsque la mort viendra

    Me prendre doucement le bras

    Me dire que pour moi c’est la fin

    Je rejoindrai le monde magique des dauphins

     

     Manon et René devant l'ilôt Brosse

    La baie de Kuto ainsi que celle de Kanuméra sont absolument splendides. C’est au moins aussi beau que Bora Bora. Les baies sont serties entre le vert des pins colonnaires et un sable d’une blancheur éclatante. C’est à la fois une harmonie de couleurs et une harmonie de formes.Nous mouillons par trois ou quatre mètres de fond sur une eau translucide qui semble être le domaine d’une tortue timide.

    A terre, une superbe randonnée de trois heures nous conduira au sommet du pic N’ga d’où la vue est époustouflante sur tout le lagon sud. Cependant, Manon râle car elle n’aime pas les randonnées. Nous marchons sur la ligne de crête en écartant les broussailles. La vue s’étale sur l’horizon par un 360 degrés de toutes les nuances de bleu, de vert et de blanc. Décidément, il y a très peu de monde dans le Sud calédonien.

    Que nous sommes bien ici, dans cet écrin sauvage, à l’abri de la folie des hommes.

    En redescendant, nous apercevons les vestiges du bagne car l’île des Pins fut une colonie pénitentiaire. Les premiers déportés politiques, insurgés de la Commune de Paris y furent envoyés en 1872. Le lendemain, nous enchaînons avec un tour de 34 kilomètres dans l’île en vélo. Manon râle encore !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Première halte. La visite de la grotte d’Oumagne. Pas de ticket d’entrée. Pas de monde. C’est une immense cavité en pleine végétation, constellée de stalactites, et qui aurait été le refuge, au siècle dernier, de la reine Hortense lors d’anciennes guerres tribales.
    Le lendemain, nous levons le pouce pour éviter de manger sur le pouce. Je m’explique, nous faisons de l’auto-stop pour aller au petit marché de Vao nous approvisionner en légumes. Comme la plupart du temps, nous voyageons sur le plateau d’une camionnette, à l’air libre. On se tient comme on peut aux ridelles. Nous ne sommes pas seuls. Il y a une femme kanak et son petit garçon et aussi un sac blanc fermé, en toile de jute, qui nous interpelle. Le sac se déplace et grogne. Ou plutôt grouine puisqu’il contient un petit cochon dont, à mon humble avis, les dernières heures sont comptées. Au petit marché du peuple kunié, la langueur tropicale s’est pour un instant réveillée. On y trouve des tubercules, des épices, des fruits et des légumes proposés par des mamas kanaks débonnaires dans une ambiance bon enfant…

     

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